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Coup de tête : trois autres policiers seront jugés

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Coup de tête : trois autres policiers seront jugés

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Le gardien de la paix poursuivi pour des violences est convoqué le 5 juillet. Il pourrait être accompagné par ses collègues, soupçonnés d’avoir travesti la réalité dans des procès-verbaux qui couvrait le fonctionnaire violent.

Il ne devrait pas se présenter seul à la barre des prévenus. Le policier convoqué le 5 juillet pour un coup de tête sur un jeune du quartier de La Roseraie pourrait être accompagné par trois de ses collègues. Ceux qui avaient livré une version mensongère des événements de la nuit de 19 au 20 mars dernier.

Pas de papiers

Violences policières, mensonges des collègues… Cette affaire fournit des arguments à tous ceux que dénoncent les bavures. Lors de nuit précédant le printemps, un jeune de 19 ans est contrôlé par une patrouille de la brigade anticriminalité. Pas de papiers. Les policiers l’embarquent.

Coup de tête

Au commissariat d’Angers, le jeune homme patiente près des geôles de garde à vue. Il discute bruyamment avec des connaissances, interpellées. Le fonctionnaire affecté à la surveillance s’agace. Sous les yeux de ses collègues, il fonce sur le jeune et lui assène un coup de tête.

Trahi par les caméras de surveillance

La victime saigne du nez. Mais elle est placée en garde à vue pour outrage. Lors de son audition, à la mi-journée le lendemain, elle annonce vouloir porter plainte. À sa sortie, des officiers de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) de Rennes l’attendent pour recueillir sa déposition. Le policier violent est trahi par les caméras qui ont fixé la scène.

Rappel à la loi

À l’occasion de son enquête, la police des polices remarque que les procès-verbaux des trois policiers de la Bac témoins du coup de tête racontent une version qui ne correspond pas aux images. Pour le procureur d’Angers Yves Gambert, un simple rappel à la loi suffit.

Les autres policiers poursuivis

Pas pour le jeune de La Roseraie. Mardi 19 juin, il l’a indiqué à son avocate.  « Il est face à une incompréhension, souligne Me Nathalie Paillard-Goustour.  Pour des faits aussi graves, il entend qu’ils en répondent devant une juridiction pénale au même titre que l’auteur présumé des violences. »

Déjà jugé pour violences policières

Une démarche en ce sens devrait être lancée dans les jours qui viennent. Le gardien de la paix, en proie à des difficultés personnelles, a déjà eu affaire à la justice. En 2012 et 2013, il a comparu devant le tribunal correctionnel puis la cour d’appel d’Angers après une vive altercation, en novembre 2011… en garde à vue. Condamné en première instance, relaxé en appel. Sanctionné puis blanchi sur le plan disciplinaire.

« Pas lui qui choisit »

Selon des sources, il avait, avant le dérapage du mois de mars, demandé à ne plus être affecté à la surveillance des gardes à vue.  « C’est vrai que le poste de gardien des geôles n’est pas prisé, convient le directeur départemental de la sécurité publique, Francis Wetta. Mais ça n’est pas lui qui choisit. Il fait partie d’une section de roulement de nuit. Les gardiens de la paix, chacun leur tour, sont désignés par leur chef. »

D’après un article du Ouest France